
Cette étude explore les différences entre la culture du cacao en monoculture et les systèmes agroforestiers dynamiques (DAF), en se concentrant sur les petits exploitants agricoles en Bolivie et en Côte d'Ivoire. La monoculture du cacao entraîne souvent des problèmes tels que la dégradation des sols, la perte de biodiversité et une vulnérabilité accrue aux ravageurs, aux maladies et au changement climatique. En revanche, le DAF imite les forêts naturelles en intégrant une variété de plantes et d'arbres, ce qui améliore la fertilité des sols, réduit la pression des parasites et des maladies, contrôle l'érosion et diversifie les revenus des agriculteurs.
La recherche a montré que les systèmes DAF ne se contentent pas d'égaler la productivité des monocultures, mais qu'ils la dépassent souvent. Dans les essais, les rendements totaux étaient jusqu'à 161% plus élevés dans les systèmes DAF, et les rendements de cacao seuls étaient 12-46% plus élevés dans l'agroforesterie par rapport aux monocultures. En outre, le cacao cultivé dans les systèmes DAF présentait beaucoup moins de cas de maladies telles que le balai de sorcière.
Les agriculteurs pratiquant le DAF ont observé moins de problèmes de sol et de parasites. Ils ont également apprécié les récoltes supplémentaires et les avantages pour l'environnement. Cependant, l'adoption de la DAF est limitée sans le soutien des organisations locales et des approches participatives. L'étude suggère que les méthodes interactives telles que les écoles d'agriculture de terrain peuvent améliorer le partage des connaissances et responsabiliser les agriculteurs. En adoptant le DAF, les petits exploitants peuvent renforcer leur résilience, augmenter leur productivité et contribuer à la durabilité du cacao.