
Des chercheurs ont mené une étude de cinq ans sur le cacao en Bolivie afin de comparer trois systèmes : la monoculture en plein soleil, l'agroforesterie (AF) et l'agroforesterie dynamique (DAF). La monoculture a produit les rendements les plus élevés, avec 1 300 kg/ha. L'AF a donné un rendement de 780 kg/ha, et la DAF, de 640 kg/ha.
Le couvert végétal permet d’expliquer ces différences. Le système AF a maintenu un couvert de 25 à 351 TP3T pendant la saison des pluies, tandis que le système DAF a maintenu un couvert de 40 à 601 TP3T. La relation entre le couvert végétal et la floraison ainsi que le rendement était exponentielle, et non linéaire. Cela signifie que de légères réductions du couvert ont entraîné des gains de rendement plus importants dans les systèmes où l’ombrage était déjà faible.
La couverture végétale plus faible du système AF a favorisé la floraison davantage que celle du système DAF. Pourtant, cela ne s’est pas systématiquement traduit par des rendements plus élevés, ce qui souligne l’importance accrue de la taille tardive pour le DAF. Le calendrier de la floraison et de la maturation a suivi les schémas pluviométriques saisonniers et est resté constant dans les trois systèmes, déterminé principalement par le climat et la génétique plutôt que par le système de culture lui-même. Ce sont les niveaux globaux d’ombrage, et non le moment choisi, qui ont déterminé l’ampleur de la floraison.